Ces soies peuvent provoquer diverses réactions :
- ÉRUPTIONS AVEC DÉMANGEAISONS
- CONJONCTIVITES
- IRRITATIONS DES VOIES RESPIRATOIRES
Risques pour la santé humaine
Les risques pour la santé sont les plus importants lors de la période de présence des chenilles. Principalement, de janvier à avril pour la Processionnaire du pin et d’avril à juillet pour la Processionnaire du chêne (selon les conditions météorologiques).
Selon le rapport de l’Anses de juin 2020 « Expositions humaines à des chenilles émettant des poils urticants« , il y a eu environ 1300 cas symptomatiques d’exposition aux chenilles processionnaires enregistrés par les Centre anti-poison (CAP) entre 2012 et 2019. Ces chiffres ne concernent que les cas remontés aux CAP : le nombre réel de personnes touchées est donc probablement beaucoup plus important.
Quels risques pour la santé animale ?
Les chenilles processionnaires du pin et du chêne représentent un danger majeur pour les animaux domestiques, en particulier les chiens et les chats, mais aussi pour les chevaux.
Attirés par leur déplacement en file indienne, les chiens sont les plus exposés car ils cherchent souvent à lécher ou attraper les chenilles. Le contact avec leurs poils urticants entraîne des réactions rapides et potentiellement graves.
Chez les animaux, les premiers symptômes apparaissent en moins de deux heures :
- Hypersalivation, vomissements
- Gonflement de la langue et des babines pouvant évoluer en nécrose
- Lésions douloureuses de la bouche et du museau
- Atteintes oculaires sévères (conjonctivite, kératite, lésions profondes)
- Irritations respiratoires pouvant conduire à une détresse vitale
Chez le chien, les lésions buccales sont les plus fréquentes, parfois si graves que la langue nécrosée doit être amputée. Chez le cheval, plus rarement touché, le contact ou l’ingestion des soies peut provoquer un gonflement de la tête et du cou, des ulcères buccaux ou un œdème laryngé.
